Les dérins contes

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Les dérins contes
1954
Eplaidî pås Cayés walons, pp. 149-204.

Une fidélité cordiale au souvenir du confrère trop tot disparu, une admiration très vive pour son oeuvre d' écri­vain et une sincère reconnaissance de tous envers le défenseur ardent des lettres wallonnes qu'a été Edmond Wartique se trouvent à la base de la ferveur avec laquelle les Rèlîs Namurwès ont entrepris la publication des présents récits. Ceux-ci, on le sait, ont été écrits quel­ques mois avant la fin prématurée de leur auteur. Nul ne pouvait prévoir, quand on parlait d'eux alors, aux réunions des Rèlîs, qu'Edmond Wartique ne serait plus là, pour présider a leur édition et assister à leur succès.

Ces contes, en effet, constituent une heureuse nou­veauté dans notre littérature dialectale. Aussi, pensons­-nous, qu'ils seront accueillis avec joie et intérêt par tous les amateurs et par tous ceux qui aiment à suivre et à étudier la mentalité des enfants.

Père et grand'père, doux et indulgent, Ed. Wartique les a écrits avec son cœur généreux « d'éternel vieux gamin». Cette dernière locution, que nous avons cueil­lie dans une lettre de Lucien Maréchal, est exacte. Elle reflète parfaitement l' esprit du recueil, c'est-à-dire l' en­jouement et la spontanéité, la naïveté et la fraîcheur, la gaieté espiègle de toutes ces histoires merveilleuses, dans lesquelles la fantaisie et la poésie se côtoient ou se confondent si souvent et si facilement. A ce propos, on pourrait dire, pour reprendre une expression de Jules Hennuy, qu'elles sont nées sous le signe d'une « poésie fantastique ».

Pour notre part, nous les trouvons captivantes et nous souscrivons entièrement aux lignes suivantes que le président des Rèlîs, Monsieur Joseph Calozet, de l' Aca­démie Royale de Langue et de Littérature françaises, adressait à Ed. Wartique à leur sujet : « Etude psychologique profonde, humour wallon, expressions de terroir qui arrivent tout naturellement, riche vocabulaire, tout cela m'a plu infiniment. Cela sort de l'ordinaire tout en restant dans la plus belle simplicité. »

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